Vous avez 10 minutes devant des investisseurs. Votre produit est solide, votre marché est réel. Vos chiffres tiennent la route. Alors pourquoi ça ne passe pas ?
Dans 80 % des cas, le problème n'est pas le business plan. C'est vous. Ou plus précisément : la façon dont vous vous présentez, dont vous portez votre vision, dont vous répondez sous pression.
Voici les 5 erreurs les plus fréquentes que j'observe chez les fondateurs que j'accompagne avant leur levée.
"Un investisseur n'achète pas seulement une idée. Il achète la conviction que vous, vous avez la capacité de l'exécuter."
Erreur n°1 : Réciter son deck plutôt que raconter sa vision
Le pitch deck est un support, pas un script. Quand un fondateur lit ses slides mot à mot, il envoie un signal désastreux : il n'a pas intériorisé sa propre histoire.
Ce que les investisseurs veulent entendre, c'est votre conviction. Votre lecture du marché. Ce que vous avez vu que personne d'autre n'a encore vu. Pas des bullet points.
Ce qu'il faut faire : connaître votre pitch par cœur dans sa structure, mais le délivrer comme une conversation, pas comme une conférence. La fluidité passe par 50 répétitions, pas par la lecture.
Erreur n°2 : Minimiser le risque au lieu de le nommer
Beaucoup de fondateurs évitent le sujet des risques, pensant que ça les protège. Résultat inverse : les investisseurs perçoivent un manque de lucidité, ou pire, une tentative de dissimulation.
Ce qu'il faut faire : nommer vous-même vos zones de risque avant qu'on vous les soumette. Et montrer que vous avez un plan pour chacune. Cette posture inspire confiance et démontre votre maturité de chef d'entreprise.
Erreur n°3 : Perdre pied face aux questions difficiles
Un investisseur qui challenge votre modèle n'est pas en train de vous attaquer — il teste votre résilience. Le fondateur qui se décompose ou qui devient défensif face à une question pointue envoie un signal d'alarme immédiat.
Ce qu'il faut faire : préparer les 15 questions les plus difficiles qu'on pourrait vous poser — et s'entraîner à y répondre sous pression, idéalement face à quelqu'un qui joue l'avocat du diable. C'est précisément ce que nous simulons en séance.
Erreur n°4 : Un langage corporel qui trahit le doute
Voix qui monte en fin de phrase (comme une question ?), regard fuyant, gestuelle fermée, mains crispées sur les slides… Le corps parle avant la bouche. Et il dit exactement ce que vous essayez de cacher.
Ce qu'il faut faire : travailler son ancrage, sa posture, son regard. Un fondateur qui occupe l'espace physiquement — debout ou assis — dégage une conviction que les mots seuls ne peuvent pas transmettre. Cela s'apprend, et ça se travaille.
Erreur n°5 : Finir sans appel à l'action clair
Beaucoup de pitchs se terminent dans le flou. Le fondateur s'arrête, dit "voilà", et attend. L'investisseur ne sait pas exactement ce que vous lui demandez, ni pour quand, ni pourquoi maintenant.
Ce qu'il faut faire : clore avec une demande précise et assumée. Montant recherché, utilisation des fonds, timeline de clôture. Et une dernière phrase qui rappelle pourquoi vous êtes la bonne personne pour exécuter cette vision. Pas "j'espère qu'on pourra travailler ensemble" — "voici ce que je vous propose".
Le pitch parfait n'existe pas. Mais un fondateur préparé, ancré dans sa vision, capable de tenir debout sous pression — ça, ça se finance.
Si vous avez une levée en vue dans les semaines ou mois qui viennent, ne laissez pas la communication être le maillon faible. C'est exactement pour ça que j'existe.
Un appel de 20 minutes suffit pour évaluer où vous en êtes et ce qu'on peut travailler ensemble.